ajouter un commentaire commentaires (1) créer un trackback recommander
Parler de l'Ardèche sans dire deux mots de ces élevages florissants de vers à soie qui se sont
étalés dans le pays sur près de 300 ans serait un oubli impardonnable.
C'est Monsieur Olivier de Serre, sunommé le père de l'agronomie française, né à Villeneuve de Berg en 1539 mort en 1619, qui en serait à l'origine. C'est lui qui fît
planter 20 000 muriers blancs ( seule nourriture pour des vers à la soie de qualité ) aux Tuileries,
à Paris, pour une ferme moderne afin d'éviter les sorties d'or du royaume pour l'achat d'étoffes étrangères.
Installé au Pradel, il planta lui aussi des muriers en ce beau pays d'Ardèche.
La sériciculture était née. Tout le monde s'y mit. Le particulier, mais aussi les industriels qui multiplièrent les filatures. 
Une première crise grave sévit entre 1600 et 1700 où la maladie des passis ( désèchement des cocons) fait des ravages. On arrache même les muriers,
devenus inutiles.
C'est seulement en 1701 et principalement sous Louis XV et Louis XVI que l'industrie repart avec de nouveaux procèdés. Les fabriques emploient
principalement des femmes et les enfants.
( diffusé sur le site de Jean-Charles Champagnat : www.droitsenfant.com )
L'apogée de la sériciculture se situe au XVIII° siècle. Le paysan en vient
même à délaisser la culture céréalière. Il élève, récolte et file les cocons. Il vend sur
les marchés et les foires. Il agrandit sa "ferme". Il se crée
d'immences plantations sur Rosière et Berrias.
Sous la Révolution,le revenu agricole départemental ( production de soie) devient le 3° de France. ( source: La seconde République dans l'Ardèche
d' Elie Reynier, né à Privas , 1875- 1953).
Mais, un frein brutal. Une seconde crise, fatale. 1847- 1852. Les maladies ( la pébrine et la flacherie )déciment les élevages. La production baisse des 3/4.. Les salaires diminuent et
le chômage s'installe. L'ouverture du canal de suez ( Ferdinand de Lésseps ) 1869 donne le
coup de grâce. Les cours s'effondrent. La soie d' Extrème Orient pénètre en France. Le ver à soie disparait. Trop cher.
Malgré tout, la culture perdure, infime. 23000 kgs ( de cocons ) en 1909 contre 440 000 kgs en
1848.
Aujourd'hui, il existe encore quelques fermes ( magnaneries ) mais uniquement pour le souvenir d'une époque révolue et pour le bonheur du touriste...
De cet héritage, il nous reste, pour le plaisir des yeux, de belles maisons de pierres sèches, toujours très nombreuses en cette basse Ardèche. Retrouvez- les en parcourant les chemins
de randonnées. Elles sont faciles à reconnaître. Elles poscèdent de grandes terrasses couvertes, souvent sur caves voutées...
entre Randonne d'Anduze et Dragonnet de Chateauneuf qu'apparait pour la première fois le nom
et les armes de JOYEUSE. ( source: Généalogie de la maison de Joyeuse- Revue du vivarais 1939).
trouver ses matières premières. Sa route reliant la vallée du Rhône via Privas,
Aubenas, Joyeuse, Alès, ( tracé en voie naturelle) favorise le commerce et le transport du charbon ( Lavelade) ,du fer ( La Voulte), du plomb argentifère ( Largentière)(visitez aussi,pour en
connaitre plus le site web de Ma Bastide,très complet sur toute cette région), sans compter
le bois ( châtaigniers, pins et sapins), la vigne et les fruits et bien sûr l'élevage du ver à soie,la
sériciculture.
que Joyeuse doit sa notorièté.
Que faire en Ardèche? (classée comme " campagne
" dans tous les guides)
Grande question que tout le monde se pose pour des vacances. Ici l'ennui n'a pas de place. Les réponses sont multiples. ...
Elles peuvent être ludiques ( musées très nombreux..
.exemple: maison maternelle
d'Alphonce Daudet), sportives ( conoë,escalade,spéléo...),
constructives (repèrage pour future résidence...) ou oisives ( profiter du calme et du
soleil à l'ombre d'un figuier ...).Chacun voit la vie comme il veut, mais pour découvrir ce pays, à mon sens, seule la randonnée a tous ces
atous.
La découverte d'un paysage avec vue imprenable
, une rencontre avec l'agriculteur lors de la fenaison , avec l'apiculteur récoltant son miel
ou celle du vigneron dans sa vigne ne peut se faire qu'à pieds. Les contacts sont
simples et chaleureux.
La faune et la flore vous rappellent qu'ici la vie est dure de par son climat ( chênes verts,pierre sèche
, vipères,crapauds de terre, cerfs volants
( scarabées)...) des dizaines de photos en perspective...
Le choix est tès difficile. Chaque syndicat d'initiative en propose , des plus faciles, familiales, aux plus sportives,
libres ou accompagnées d'un guide ( site web ),
elles vous enchantent de part leur diversité: bord de rivière, gras, bois, villages.
Impossible de se perdre,( bon, ça peu arriver, même avec une carte et une boussole, si, si...)
, avec des balisages étudiés. Jaunes pour la plupart des circuits en ligne ou en boucle du pays, rouge et blanc pour
ceux de grandes randonnées.
Durant ces 10 années de vacances en Ardèche, jamais au même endroit mais toujours dans un rayon de 15 Kms, nos pas
ont foulés des terres riches en histoire, petites ou
grandes, que les gens du pays, en soirées organisées, prendront plaisir à vous
conter.
Après avoir choisi son itinéraire
, et s'être équipé pour - bonnes chaussures, etc , il
est impératif de randonner à la fraîche car un adversaire redoutable est à l'affût : le soleil. Cet ami qui vous veut du
mal l'après-midi. Ne jamais partir sans chapeau, casquette, serviette, lunettes et
bien sûr de l'eau, même si l'on en rencontre un peu partout , nombreuses sources et fontaines et bien
sûr chez l'habitant qui se fera un plaisir de vous l'offrir.
Une randonnée d'après-midi peut ,bien évidement se pratiquer, mais choisissez la en sous bois. Exemple, dans le bois de
Païolive
avec ses rochers aux formes particulières
( attention,une vrai autoroute à touristes en plein mois d'août ) ou près de Ribes, domaine de St André
Lachamp( beaucoup plus calme) .Là, le paysage s'offre à vous avec une vue plongeante de 200 m sur le Blas, sa rivière, la Drobie, et son chateau. Impressionnant!
Tout aussi interressant, les capitelles.
Ces abris circulaires de bergers en
pierre sèche aménagés ou pas, de puit, de bancs. Leurs tailles étant très variables. Ce circuit ( Chandolas - les Capitelles 5h
sans grande difficulté )vous est proposé par l'association des joyeux randonneurs parmi tant d'autres comme
Joyeuse - la tour de Brison ( 6h avec dénivelé de 600m), Lablachère - L'aqueduc ( 2h30 sans difficulté) ...
Bien sûr, vous pouvez toujours tracer votre itinéraire, mais vous n'aurez pas toutes ces explications qu'un topo-guide bien conçu vous
donne
afin de ne pas marcher.......idiot!
Une dernière chose. Attention au feu. Région sensible...
Respectons la nature...Ne laissons rien derrière nous après un pique-nique, une halte. Ne la tranformons pas en dépotoir
Un grand merci, enfin, à tous ces
collaborateurs anonymes, la plupart bénévoles, pour leur travail de
fourmi tant pour l'information que pour l'entretien de tous ces sentiers pour le bien être de tous.
Remerciements enfin aux différents sites proposés pour leur autorisation de liens et particulièrement à l'assossiation des Joyeux randonneurs pour la publication de leur brochure.
Il ne vous reste plus qu'à chausser vos crampons....
Bonnes balades à tous!
Quelques documents ,disponibles dans les Offices de tourisme,invitent le voyageur à sortir des sentiers et à plonger au coeur de la terre.Les visites durent environ une heure à une température constante de 14°.Un guide accompagnateur explique,à qui veut l'entendre,la formation des stalagmites,stalagtites,disques et drapeaux..Spectacle grandiose assuré...
Parmi diverses grottes le long des gorges, citons :
Les grottes de la Madelaine, document : (recto et verso)
celles de: St Marcel (recto et verso)
celles de: la Forestière, site web
de l'Aven d'Orgnac, document: (recto et verso) ou
encore, celle de:
la Cocalière, site web- dans le Gard tout proche, (malheureusement le seul document que je possède est interdit à la reproduction ).
je tiens à remercier, au passage, la direction des sites:
-la cocalière
- La Forestière
pour leur aimable autorisation de liens ajoutés à cet article
Tout ceci n'est qu'un apperçu... Bien sûr, il y a d'autres grottes tout aussi interressantes à découvrir. Celles-ci étant les principales...
Une petite escapade sur la toile vous tente?
Amoureux de cette région, une visite de la grotte Chauvet s'impose.

Cette grotte découverte il y a peu, ne fut jamais ouverte au public. Elle fut protègée dès le début. Protection du sol par du plastique, protection de la lumière. Des mesures ont été prises et est maintenant reconstituée ( lire l'article du Midi Libre du 28/07/2001 )à l'identique près de Vallon Pont d'Arc.
Les images, proposées par le ministère de la culture, sont les vraies car la grotte fut photographiée sous toute les coutures. Elles retracent notre histoire au travers ses dessins que le temps a bien voulu nous laisser...

Et pour ceux que cela interresse davantage, lisez l'article sur "l'imbroglio" politique de l'indemnité due au propriétaire du terrain paru sur le site de La bouquinerie avec des extraits de
- gardien du temple du Vallon Pont d'Arc de P. CORTES .Dauphiné Libéré
-La grotte pour 25 centimes - l'affaire de la grotte Chauvet- livre de Pierre Peschier ( un des propriétaire de la grotte )
A tous je vous souhaite bonne visite et bonne lecture.
Situé sur la vallée de la Beaume,
entre Joyeuse , http://www.mabastide.fr/et Rosière,
Vernon, petit village de 206 habitants offre un panorama typique de l'ardèche de méridionale. Les vignes et les châtaigniers
en sont les principaux acteurs. Les cerisiers et les pêchers apportent un plus à l'économie locale.
Sol de grès, ne manquez pas lors de votre visite, cette curiosité géologique que sont la cascade et la grotte de Beaumicou
A voir aussi, la façade et les vitraux de son église , qui, bâtie sur l'ancienne chapelle du château des sieurs de Vernon, veille sur ses batisses du siècle dernier
.
Leur architecture remarquable est dûe à l'élevage du vers à soie qui a amener la richesse au pays.
Nul ennui en été, pour le touriste. Nombreuses randonnées balisées s'offrent à lui. Visite du village ou périple vers la tour de Brison, gué dominant la région,(voir sècheresse)
il y en a pour tous les goûts.
La baignade et la pêche à la truite dans les eaux claires de la Beaume complètent un séjour agréable, sous un soleil toujours présent , dans les nombreux gîtes et campings .
![]()
*Merci de vos commentaires sur l'ensemble de ce blog...
De tous temps, la pierre, qu'elle soit sèche, de shiste, de grès, de calcaire, a servi et sert encore à la construction des maisons, des ponts, des murets et oeuvres d'art.
Détente entre Rosière et Labaume
a)Croix sculptées dans la pierre. Nul ne sait pourquoi elles sont là.. En pleine montagne.
c)Pléjadou. Outil servant à former le fer des roues de charrettes ou des tonneaux.
d)Puit à l’intérieur d’un muret, à l’abri des regards
e)Cheminée ancienne à chapeau
f)Muret avec escalier d’accès au champ
g)Type de maison ardéchoise avec sa terrasse pour magnanerie
h)Toit de lauzes au pays du schiste de l’église de St Jean de Pourcharesse
i)Maison de pierres en pleine nature
j) Four à pains
k) Escalier menant aux appartements. Le RdC était réservé aux animaux.
l)Voûte en galets… de la rivière…L’Ardèche à Labeaume.
m) Décor dans un jardin. Bassin à poissons rouges.
n) Fontaine en grès à St Laurent les Bains. Source chaude à 53°.
o)Chute de rochers due aux variations de température importantesp)Eglise de Casteljeau. Détail.
q)Contraste. Sculptures ancienne et nouvelle
r) Muret en terrasse. Permet de retenir l’eau de pluie afin d’irriguer.
s
. Parfois elles résistent au temps, parfois elles s'écroulent laissant la nature reprendre sa place.
s)Pont de pierres. A noter, une seule jetée, et pour l’échelle, les personnages au pied du pont
t) Ruine. Le temps est passé par là.
u) Chaos d’un muret. Par manque d’entretien.
Cliquez sur les photos pour les agrandir
b)Dolmen. Nombreux en Ardèche
Chaque ville chaque village, voire chaque hameau possède son église. Modernisées, classiques ou anciennes, elles se fondent dans le paysage, servent de point de repère, rassemblent, unissent les villageois et rafraîchissent les touristes d'une chaleur étouffante. De schiste, de grès, toit de lause ou toit de tuiles elles sonnent au rythme des saisons .
*Promenez-vous autour des églises et des calvaires en cliquant sur la photo .
Le premier site que l'on visite en Ardèche est tout naturellement... les gorges A peine poser les valises et nous voilà parti...
N'étant pas roi de la pagaie, 32 km en un ou deux jours, avec bivouac, suivant la condition physique, la visite des gorges s'est donc faite par la route. Nombreux arrêts oblige.
Une journée ne suffit pas tant il y a de choses à découvrir : la route, bien sur, les chemins de randonnée qui descendent à la rivière.les grottes, et les gens du pays tous plus accueillant les uns que les autres.
Petit aperçu du panorama