Présentation

Lundi 10 mars 2008

          Parler de l'Ardèche sans dire deux mots de ces élevages florissants de vers à soie qui se sont étalés dans le pays sur près de 300 ans serait un oubli impardonnable.undefined

           C'est Monsieur Olivier  de Serre, sunommé le père de l'agronomie française, né à Villeneuve de Berg en 1539 mort en 1619, qui en serait à l'origine. C'est lui qui fît planter 20 000 muriers blancs ( seule nourriture pour des vers à la soie de qualité ) aux Tuileries, à Paris, pour une ferme moderne afin d'éviter les sorties d'or du royaume pour l'achat d'étoffes étrangères.
Installé au Pradel, il planta lui aussi des muriers en ce beau pays d'Ardèche.
 
      
        La sériciculture était née. Tout le monde s'y mit. Le particulier, mais aussi les industriels qui multiplièrent les filatures. undefined

        Une première crise grave sévit entre 1600 et 1700 où la maladie des passis ( désèchement des cocons) fait des ravages. On arrache même les muriers, devenus inutiles. 

        C'est seulement en 1701 et principalement sous Louis XV et Louis XVI que l'industrie repart avec de nouveaux procèdés. Les fabriques emploient principalement des femmes et les enfants. ( diffusé sur le site de Jean-Charles Champagnat : www.droitsenfant.com )

         L'apogée de la sériciculture se situe au XVIII° siècle. Le paysan en vient undefinedmême à délaisser la culture céréalière. Il élève, récolte et file les cocons. Il vend sur les marchés et les foires. Il agrandit sa "ferme". Il se crée d'immences plantations sur Rosière et Berrias.

         Sous la Révolution,le revenu agricole départemental ( production de soie) devient le 3° de France. ( source: La seconde République dans l'Ardèche d' Elie Reynier, né à Privas , 1875- 1953).

         Mais, un frein brutal. Une seconde crise, fatale. 1847- 1852. Les maladies ( la pébrine et la flacherie )déciment les élevages. La production baisse des 3/4.. Les salaires diminuent et le chômage s'installe. L'ouverture du canal de suez  ( Ferdinand de Lésseps ) 1869  donne le coup de grâce. Les cours s'effondrent. La soie d' Extrème Orient pénètre en France. Le ver à soie disparait. Trop cher.

        undefinedMalgré tout, la culture  perdure, infime. 23000 kgs ( de cocons ) en 1909 contre 440 000 kgs en 1848.

        Aujourd'hui, il existe encore quelques fermes ( magnaneries ) mais uniquement pour le souvenir d'une époque révolue et pour le bonheur du touriste...

        De cet héritage, il nous reste, pour le plaisir des yeux, de belles maisons de pierres sèches, toujours très nombreuses en cette basse Ardèche. Retrouvez- les en parcourant les chemins de randonnées. Elles sont faciles à reconnaître. Elles poscèdent de grandes terrasses couvertes, souvent sur caves voutées...

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par gilles92160 publié dans : Economie
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Samedi 15 octobre 2005

         Dans cette région sud de l’Ardèche, en été, les marchés sont itinérants. Chaque jour, une ville.

        Les principales sont :

-Joyeuse -Les Vans -Largentière -Lablachère-Rosière

 

 

      Sans nul doute, celui de Joyeuse est le plus grand, de par sa taille et le nombre de commerçants et de par sa diversité. Les odeurs se côtoient. Cela va  du poulet rôti en passant par l’encens, les épices, le fromage, le melon, le saucisson et bien sur la lavande que l’on trouve partout en sachet, en savon, en bouquet sans oublier tout pour le petit souvenir de fin de séjour.

     C’est aussi celui qui attire le plus les estivants. Il faut y venir de bonne heure. Les places de parking quasi inexistantes transforment la ville en un vaste embouteillage .Le prix de la rançon…

PS:sur les marchés,chaque petit producteur possède sa balance romaine.Elle est la seule reconnue par les autorités , controlée ,et gravée.

                                                      

par gilles92160 publié dans : Economie
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Jeudi 6 octobre 2005
         document ets Bourganel Vals les Bains    

           Qui ne connaît les châtaignes? Commune dans la plupart de nos bois, en Ardèche son parfum reste particulier. L'autochtone l'adore et  le montre. Il l'emploie partout ou il peut. En crème, naturellement, en sauce, en garniture et mème dans la bierre-ardèchoise qui plus est- douce à souhait(à boire avec modération.

 Brasserie de Vals les Bains              Pub sur teeshirt                                         Pub sur verre de Café

                                        

par gilles92160 publié dans : Economie
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Jeudi 6 octobre 2005

                                 

             Il suffit de regarder les photos. Le pin, le chène et le châtaignier  font de l'Ardèche le 3° producteur de bois de France après les Vosges et les Landes. Le châtaignier, fragile, mérite beaucoup de soins. La maladie de l'encre guette. Malgré cela, les châtaigneraies sont plus belles que jamais. L'agriculteur, omniprésent, veille.

           Jean Ferrat se réfugie en Ardèche, crée une une chançon à la mémoire de ce bois dur qui fait la réputation du département.

          Extrait:

J'entends les vieux planchers qui craquent

J'entends du bruit dans la baraque

J'entends, j'entends dans le grenier

Chanter, chanter mon chataignier.

.

Bien à l'abri de ma soupente

Moi j'entends chanter la charpente

Ce n'est pas du bois vermoulu

J'entends les poutres qui se plaignent

De ne plus donner de chataignes

En supportant mon toit pointu.

.

J'entends les vieux planchers qui craquent

etc, etc...

            

 

 

par gilles92160 publié dans : Economie
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