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Lundi 31 octobre 2005

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           Un petit peu plus au nord, rescapé des guerres de religion, un donjon domine. Celui de Mirabel.

 

                                

         Il pointe droit sur son rocher de basalte. Reconnaissable de loin, carré,  construit de cette pierre noire et aux chaînages d’angle en calcaire blanc.

                      

         Non loin de là, les balmes de Montbrun forment un impressionnant site à visiter. Vingt minutes d’un trajet éprouvant, tout en descente,  en plein soleil et cet écrin s’offre à vous…

                          Coulée basaltique du plateau du Coiron

     

        La remontée est d’autan plus dure. Le basalte, décomposé par les randonneurs, roule sous les pieds. La chute guette, et toujours ce soleil de plomb…

         Certaines  balmes sont totalement creusées dans le rocher et ne s’ouvrent  sur l’extérieur  que par une porte ou une simple fenêtre. 

 

                                    

         D’autres encore sont fermées par un amas de pierres dont certaines sont encore visibles. Mais le plus souvent, les traces que l’on voit dans la paroi ne sont que l’arrière de constructions plus vastes plaquées contre le rocher. Constructions  bâties en pierres avec de nombreuses structures de bois, de types planchers, escaliers, de galeries permettant de relier les différents niveaux et d’accéder à toutes les balmes.

                                             

Des traces d’ancrages de poutres et planchers subsistent encore dans la falaise laissant imaginer la complexité des constructions.

             Outre les structures creusées dans le rocher ou au moins partiellement enterrées, le pied de la falaise nord, tout comme le fond du vallon, était occupé par des constructions et par des terrasses de culture sur lesquelles subsistent encore des variétés anciennes d’arbres fruitiers : pommiers, cognassiers, poiriers…

                                           

            La qualité et le soin apportés dans le creusement des différents  balmes n’est pas le même pour toutes. Certaines présentent des aménagements intérieurs très soignés comme des placards ou des constructions de cheminées ainsi que des escaliers, d’autres, très frustres, sont manifestement des pièces à vocation agricole, granges, étables ou bergeries.

                                             

            Passé le Moyen Age, après le XV° ou le  XVI° siècle, l’importance de l’habitat diminue, mais le site n’est réellement abandonné qu’au  XVII siècle, peu avant la révolution, à l’issue d’un long déclin.

Le site de Montbrun constitue sans doute  l’exemple le plus abouti de troglodysme médiéval que l’on puisse rencontrer dans le sud de la France.

  

        C e texte n’est pas de moi, mais faisait office de légende à la reconstitution du site. Merci à tout gardien de la mémoire  que sont les historiens.  

            

                       L’histoire a continué puisque dans les années cinquante, une personne sans domicile fixe s’est installée dans ce site. Elle ne dit pas ce qu’elle est devenue…La vie devait sans doute lui être difficile, ce lieu est dépourvu d’eau et d’électricité

 

 

 

 

Par gilles92160 - Publié dans : Par monts et par vaux
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